mardi 24 décembre 2019

Le Canut en crue à Sixt-sur-Aff


Le Canut de Renac est une charmante petite rivière, pas très longue (25km) bordée par des chemins et sentiers de randonnée ou de promenade. Les truites sauvages et croissent tant qu'elles peuvent et narguent les pêcheurs, les enfants y pataugent sans danger par temps de grandes chaleurs, et les musardeurs et flâneurs l'aiment beaucoup.  Ne pas confondre ce Canut avec l'autre, plus grand, plus haut sur la carte, que connaissent bien aussi tous les flâneurs et kayakistes  amateurs de belles vallées.


Voir aussi Le Canut à Trohinat,
la grande Vilaine et le petit Canut au joli mois de mai

lundi 23 décembre 2019

Vive la pluie, vive la pluie d'hiver...



   La Vilaine est en crue, ses affluents aussi. Rien que de très normal, l'eau monte et descendra lentement. Dans la mesure où il n'y a pas de catastrophe humaine à déplorer, on peut se réjouir de ce changement de paysage, de cette géographie incertaine, de ces étendues d'eau qui viennent brouiller les pistes.


Au Pont du Grand Pas, à Sainte-Marie, la route est coupée et c'est à pied qu'on parcourt ce qui reste de chemin avant de submerger ses bottes.









Brain sur Vilaine 


 Le gué de Trohinat, à Saint-Just, n'est plus vraiment un gué depuis que le Canut fait des siennes.... 

vendredi 6 décembre 2019

Paysage horizontal: Lézin, La Chapelle de Brain


Un rai de lumière filtre dans la brume et allume une partie des marais, au loin. Paysage romantique, le marais de Redon se la joue façon Turner en fin d'après midi. Quelle est la part du fleuve, quelle est la part des champs ? Elle change tous les jours, au gré des pluies.


         Route de Lézin, à la Chapelle de Brain, en semaine... On a du mal à croire que des hommes vivaient du marais, autrefois.  Ils pêchaient, cueillaient, récoltaient, fabriquaient des barques, chassaient, vendaient la peau des martres et des loutres.... Avant la construction du barrage d'Arzal, les marées remontaient la Vilaine jusqu'à Beslé, à plus de soixante dix kilomètres de l'embouchure du fleuve. L'eau de mer salinisait les terres et, se mélangeant à l'eau douce du fleuve et de ses affluents, participait à  la fertilisation d'un vaste espace réduit aujourd'hui à de toutes petites proportions. S'il y a toujours des grenouilles, des anguilles, des canards sauvages et autres petits gibiers, on n'y trouve plus le foisonnement et la diversité existant aux temps où les hommes s'abritaient sous des toits de roseaux.
Il n'empêche que  ce qu'il nous reste à voir est encore bien beau.

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Le barrage d'Arzal a été mis en service en 1970. Il n'y avait déjà plus de pêches comme celle décrite ci-dessous. Dans les années 80-90, il restait une dizaine de pêcheurs d'anguilles. Maintenant, ce poisson a presque disparu.  Barrage d'Arzal et gêne des migrations, pesticides, parasites, mélancolie animale ? Un ensemble de causes, sans doute. 

[...]Parlons de la pêche aux anguilles, telle qu'elle se déroule en Vilaine ou sur l'Oust, à l'époque des grandes crues hivernales, au moment où les poissons adultes migrent vers la mer. C'est la plus importante pêcherie de l'année, on peut y ramasser des tonnes d'anguilles. Elle nécessite tout un appareil de bateaux (les chalons), de viviers (les bottereaux) et une difficile implantation de grands filets à poche (les tézelles) en travers du courant. Vaste entreprise qui mobilise sur l'ensemble du pays plusieurs centaines d'hommes, répartis en équipages de trois personnes. Une affaire qui revêt des allures d'aventure: on campe, quelquefois pendant plusieurs semaines d'affilée, sur la rive du fleuve, dans les cabanes de branches et de roseaux. Et tout se passe en nocturne, par des nuits sans lune, quand souffle la tempête d'Ouest, ces nuits sombres, tièdes et tumultueuses que les anguilles choisissent pour descendre les rivières. Il faudra lever les filets à trois reprises, vers minuit, à 3h, à 7 h... s'occuper du  poisson (300 - 400 kilos aux bonnes prises),  débarrasser les mailles des algues et des débris flottants qui s'y sont agglutinés, remettre les choses en places, et puis, attendre patiemment à côté des feux de bivouac.[...] Le pays de Redon, Philippe LABURTHE - TOLRA.


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             Voir une vidéo très intéressante, réalisée par FR3 Bretagne évoquant la  raréfaction des poissons   dans la Vilaine