vendredi 6 janvier 2023

Fais voir ton oeil (graff à Redon)

 

Graf Redon

Quai Jean Bart, près du musée de la Batellerie...

  Sur son blog Lumières de l'ombre, Pastelle décline une série d'images crées par un logiciel d'intelligence artificielle à partir d'une de ses photographies. La majorité des commentateurs exprime un sentiment de peur. Est-ce qu'il y a de quoi avoir peur, vraiment, et de quoi ? 
  Je ne m'intéresse pas assez à l'histoire du graff pour exprimer une seule idée intelligente sur ce sujet, disons que j'en apprécie certains, et  que je remarque également que les plus appréciés, localement, sont les plus figuratifs, le beau dessin, la belle peinture...  Ceux qui s'éloignent du tag malpropre, en somme.

   Il y a des peintres, des collectifs de peintres et de graffeurs qui utilisent les logiciels d'intelligence artificielle comme outil de création dans l'art de la fresque urbaine.  Affaire à suivre...


*


Quelques graffs, ici: 
Le site du transformateur, à Redon

8 commentaires:

  1. Bonjour Musardise,

    Et bien, grand écart entre vos précédentes photos et celle-ci, plus, disons, urbaine.
    Je suis, à titre personnel, très dubitatif en ce qui concerne les graffs et autres tags...
    Disons, pour être bien élevé, que l'immense majorité de ces dessins est très très médiocre, et est une véritable pollution visuelle sur les lieux utilisés comme support...
    Le grand mystère pour moi : comment ces "artistes" sont-ils parvenus à taguer, par exemple, quasiment l'ensemble des tunnels du périphérique parisien, compte tenu du risque...
    Bien à vous.
    Gaël

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    1. Ah mais les taggueurs prennent des risques insensés !
      Quand on voit les fresques antiques, ou les fresques médiévales, on se rend compte qu'il y avait déjà un peu de tout, plus ou moins de maîtrise. C'est le cas aussi maintenant, non ?
      Je n'aime pas les tags, les fourmillements de signatures. Certains les taxent cependant d'œuvres calligraphiques. Il y a de moins en moins de zones industrielles, d'habitations abandonnées, qi ne soient pas taggées. Personnellement, je trouve en général le résultat plutôt déprimant, mais l'abandon des lieux ne rend pas les paysages folichons non plus. J'aime bien le site du transformateur à St Nicolas de Redon justement parce qu'il y a un mariage heureux entre le dépérissement d'une zone industrielle, l'envahissement par la végétation qui prend peu à peu le pouvoir parmi les gravats et les graffs, dont certains, qu'on les aime ou pas, témoignent au moins d'un savoir-faire dans le domaine du street art.

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  2. Les graphes de Redon sont supers. Dans la commune d'à coté, saint nicolas il y a eu des commandes pour graffer des batiments publics, ça égaie.

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  3. D'abord merci pour le clin d'oeil.
    Ensuite merci pour le lien vers l'article. Moi j'aime bien cette démarche. Un hommage rendu aux premiers hommes, ce mélange entre leurs dessins et les découvertes modernes. Et en plus j'aime bien le résultat.
    Le street art utilise donc l'intelligence artificielle, effectivement de ce que j'ai vu ça ne m'étonne pas, j'ai vu des créations qui sont parfaitement dans l'esprit.
    Je ne sais pas si tu as jeté un oeil à mon mini reportage sur la fête des lumières, je l'ai intitulé "I love light ou les algorithmes". Car là aussi, ils ont utilisé l'AI. Les projections sur la façade étaient purement de l'AI, et sur la place des Terreaux ils ont bien été aidés aussi, j'ai mis le lien vers un article dans ma note sur l'utilisation du "Deep fake" pour faire bouger les personnages des tableaux.
    Bref cette intelligence artificielle grignote un peu tous les terrains, et si certains ont peur, ils ont sans doute un peu raison, mais la peur n'évite pas le danger...
    Pour moi c'est un outil, et ce sera toujours la personne qui utilisera cet outil qui sera la plus importante dans cette histoire...

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    1. Il me semble que le domaine de la création artistique n'a rien à craindre, au contraire, de tous les outils et procédés générés par l'IA. Les dangers se situent ailleurs.
      Ce qui m'étonne un peu, là, maintenant, par rapport aux graffs que je vois dans mon environnement immédiat, c'est qu'on ne trouve beaux, superbes, que des oeuvres hyper figuratives, et qu'on trouve chouette en général toute projection de peinture sur un mur. Les commandes municipales favorisent un certain style qui se reproduit à l'infini. Le graff acquiert un marché certain, se normalise. Peut-être devrais-je voyager davantage et regarder mieux mais le mois dernier j'étais à l'est de l' Allemagne et j'ai vu les mêmes murs qu'à Rennes. Avec de jolies œuvres et beaucoup de remplissage.

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  4. Bonjour, bonne année et longue vie à ce petit blog

    Depuis le début du mois de janvier France Culture propose des émissions et des podcasts... sur l'intelligence artificielle et sur ses relations avec le monde et le marché de l'art.

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    1. Merci Alain. J'ai écouté celui concernant le marché de l'art numérique. Intéressant !

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